Préambule: Nul ne peut y échapper. Quiconque passe sur le Port Rhu voit son regard se fixer sur la masse imposante du « SCARWETHER », le bateau feu qui a rejoint son mouillage en 2008, tout frais repeint de rouge écarlate. Les années ont passé, le rouge s’est défraîchi, les herbes poussent sur la lanterne, les cormorans s’y perchent, les goélands y nichent, une mort lente se profile. Certes, ce n’est pas un navire français, encore moins breton ou douarneniste, il n’a pas péché dans la baie ni les mers lointaines, il n’a pas transporté de marchandises pour satisfaire nos besoins, non. Par contre il a veillé sur les navires et les marins, mouillé sur ses chaînes pour signaler les dangers, pour que les autres n’aillent pas se foutre au plain. A son bord des gardiens, gardiens de phare, flottant certes, mais gardiens de la vie des autres. Pour les marins et amoureux des bateaux que nous sommes, nous ne pouvons nous résoudre à cette mort annoncée. Nous sommes conscients des dif...