Préambule:
Nul ne peut y échapper. Quiconque passe sur le Port Rhu voit son regard se fixer sur la masse
imposante du « SCARWETHER », le bateau feu qui a rejoint son mouillage en 2008, tout frais repeint de
rouge écarlate.
Les années ont passé, le rouge s’est défraîchi, les herbes poussent sur la lanterne, les cormorans
s’y perchent, les goélands y nichent, une mort lente se profile.
Certes, ce n’est pas un navire français, encore moins breton ou douarneniste, il n’a pas péché dans la baie
ni les mers lointaines, il n’a pas transporté de marchandises pour satisfaire nos besoins, non.
Par contre il a veillé sur les navires et les marins, mouillé sur ses chaînes pour signaler les dangers, pour
que les autres n’aillent pas se foutre au plain. A son bord des gardiens, gardiens de phare, flottant certes,
mais gardiens de la vie des autres.
Pour les marins et amoureux des bateaux que nous sommes, nous ne pouvons nous résoudre à cette
mort annoncée. Nous sommes conscients des difficultés, aussi bien financières que techniques – le
slipway du Flimiou ne peux plus l’accepter, ne serait ce pour un simple carénage - la charge financière est
trop lourde pour un Port Musée qui tente de faire face, de même pour une commune de moins de 15 000
habitants.
Aussi nous avons décidé de créer, dans un proche avenir, une structure de sauvegarde du Bateau
Phare de Douarnenez.
Ce sera long, ce sera difficile, nous aurons besoin d’aide, mais nous sommes patients, et nous
avons la tête dure.
Les « Gardiens du Bateau Phare »
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